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Catalogue de formation : faut-il vraiment le supprimer ?

Le catalogue de formation serait-il devenu le nouveau problème à régler ?

On entend de plus en plus qu’il faudrait le supprimer pour moderniser la formation car trop rigide, descendant ou pas assez connecté au terrain..

Mais est-ce vraiment le catalogue le problème ou la manière dont il est utilisé ?

Parce que oui, on pourrait supprimer un catalogue. C’est assez facile. Mais créer une expérience d’apprentissage qui soit à la fois utile, activable et connectée au réel, on peut dire que c’est une autre histoire.

Le catalogue de formation : un modèle dépassé ou un usage à repenser ?

À la base, le catalogue répond à un besoin très simple : rendre visible l’offre de formation. Quels contenus sont disponibles ? Sur quel sujets ? Pour qui ?

Sur le principe, rien de problématique. Mais dans la réalité, le modèle a souvent dérivé. Dans certaines organisations, le catalogue ressemble surtout à :

  • une liste descendante de contenus
  • peu contextualisée
  • rarement reliée aux situations de travail
  • utilisée comme une bibliothèque plus que comme un levier de développement

On a alors des collaborateurs qui : consultent peu ou consomment sans vraiment s’approprier.

Et c’est exactement là que le modèle commence à montrer ses limites.

Supprimer le catalogue : une fausse bonne idée ?

Face à ce constat, certaines organisations font un choix radical : supprimer le catalogue. Avec une intention assez claire :

  • rendre l’apprentissage plus fluide
  • plus autonome
  • plus intégré au travail

Mais dans les faits, on pourrait dire que ça pose une autre question.

Sans catalogue, quelle est la suite ? Que se passe-t-il après?

  • moins de visibilité sur l’offre
  • plus de difficulté à se repérer
  • un accès aux contenus plus aléatoire

Autrement dit, on corrige un problème, en en créant un autre, car l’apprentissage, s’il n’est pas structuré, il peut vite devenir flou et inefficace.

Ce que le catalogue fait encore très bien

Alors, avant de tout remettre en cause, il y a une chose très importante à garder en tête : le catalogue n’est pas inutile. On pourrait même dire que, bien utilisé, il remplit encore de vraies fonctions essentielles :

  • Donner de la visibilité
  • Structurer l’offre de formation
  • Créer un point d’entrée
  • Offrir un cadre commun

Dans certaines organisations complexes, c’est un cadre qui est loin d’être un détail. Ce n’est plus l’existence du catalogue qui prime mais son manque de connexion avec le réel.

Ce qui doit vraiment évoluer dans un catalogue de formation

Si le catalogue ne fonctionne plus comme avant, c’est surtout parce qu’il est souvent pensé comme une liste et pas comme une expérience.

Passer d’une logique de contenus à une logique de besoins

Un catalogue classique répond à la question : “Quelles formations sont disponibles ?”

Un catalogue utile va plutôt répondre à une autre question : “De quoi ai-je besoin, là maintenant ?”

Cela implique pour les organisations de structurer les contenus :

  • par métier
  • par situation
  • par objectif opérationnel

On ne navigue plus par thème, mais par usage.

Reconnecter le catalogue au terrain

Un contenu n’a de valeur que s’il est mobilisable.

Si le catalogue reste déconnecté du quotidien :

  • il est peu consulté
  • il est peu utilisé
  • il est vite oublié

À l’inverse, lorsqu’il est relié aux situations réelles, il devient utile.

Et donc utilisé.

Sortir du catalogue comme “point unique”

Aujourd’hui, tout ne repose pas sur les modules. Donc, le catalogue ne doit plus être un silo, il doit s’intégrer dans un écosystème d’apprentissage plus large.

  • des ressources rapides
  • du partage entre pairs
  • du feedback
  • de la pratique

 Transformer le catalogue plutôt que le supprimer

Le débat est certainement mal posé. Ne nous posons pas la question de s’il faut supprimer le catalogue. Demandons plutôt comment le rendre utile.

Après réflexion, il devient rapidement :

  • un point d’entrée contextualisé
  • un repère dans un environnement plus complexe
  • un support aux parcours et à la progression

Et dans cette logique, le LMS sert à

  • structurer l’accès à la connaissance
  • relier formation et terrain
  • accompagner dans le temps

Le vrai sujet : l’expérience d’apprentissage

Si débat il y a autour du catalogue, une autre question se cache derrière : comment rendre la formation réellement utile ?

On pourrait supprimer le catalogue pour avancer, mais c’est toute la transformation de fond qu’il faut repenser notamment en travaillant sur :

  • le contexte
  • l’usage
  • la pertinence

Conclusion

Faut-il supprimer le catalogue de formation ? Pas forcément.

Faut-il le repenser en profondeur ? Clairement.

Il est bon de rappeler que les collaborateurs attendent aujourd’hui une structure qui fait sens.

Et un catalogue utile, c’est celui qui aide à trouver et à utiliser ce qui est vraiment nécessaire, au bon moment.