Retour au blog

Votre LMS est-il devenu trop complexe à administrer ?

Créer un utilisateur, modifier une population, inscrire 150 collaborateurs à un parcours, sortir un reporting un peu différent de celui prévu… Oui, sur le papier, rien de très compliqué. Mais dans la réalité ? Il faut parfois exporter un fichier, modifier trois colonnes, le réimporter, vérifier que tout est bien passé et demander à la personne qui “sait comment ça marche” de jeter un œil.

Le plus étonnant, c’est qu’on finit souvent par trouver ça normal.

Après tout, le LMS fonctionne bien : les formations sont accessibles, les utilisateurs peuvent se connecter, les données remontent. Alors pourquoi remettre la plateforme en question ?

Un LMS n’a pas besoin d’être en panne pour devenir inadapté. Et c’est la toute la nuance.

Avec le temps, votre organisation a peut-être grandi. Les populations se sont multipliées, vos règles de gestion aussi. Vous avez peut-être même ajouté de nouveaux parcours, connecté d’autres outils, fait évoluer votre reporting… Et votre LMS, lui, a suivi avec parfois une règle supplémentaire ici, un fichier Excel là, un développement spécifique ailleurs.

Jusqu’au moment où une opération qui devrait vous prendre cinq minutes en demande trente.

Alors, à partir de quand cette complexité fait-elle simplement partie de l’administration d’un LMS ? Et à partir de quand devient-elle le signe que votre plateforme n’est plus vraiment adaptée à votre organisation ?

C’est ce qu’on vous propose de regarder ici.

Administration LMS : ce que l’apprenant ne voit pas

Quand on parle d’expérience utilisateur dans un LMS, on pense généralement à l’apprenant. On se demande s’il trouve facilement sa formation. Est-ce que son parcours est clair ? Est-ce qu’il peut reprendre là où il s’est arrêté ?

C’est évidemment essentiel, mais pendant que l’apprenant suit son parcours, en amont, quelqu’un travaille en coulisses.

Il faut créer et mettre à jour les utilisateurs, gérer les populations, attribuer les bons rôles, paramétrer les inscriptions, organiser les sessions, suivre les résultats, produire les reportings, gérer les changements de poste, les droits d’accès…

Vous l’aurez compris : une expérience apprenant très fluide peut cacher une administration particulièrement complexe.

Prenons un exemple : un collaborateur arrive dans l’entreprise. Il se connecte et retrouve directement son parcours d’onboarding.

Pour lui : c’est fait en un clic. Mais derrière ?

Son compte a-t-il été créé automatiquement ? Son poste et son entité ont-ils été récupérés depuis le SIRH ? A-t-il été affecté automatiquement à la bonne population ? Son parcours lui a-t-il été attribué grâce à une règle ?

Ou est-ce qu’il s’agit de quelqu’un qui a exporté une liste, créé son compte, vérifié son rattachement puis procédé manuellement à son inscription ?

Le résultat visible est exactement le même. L’effort nécessaire pour l’obtenir, beaucoup moins.

C’est aussi cela qu’il faut regarder lorsqu’on évalue l’efficacité d’un LMS.

4 signes que votre LMS devient trop complexe à administrer

Soyons clairs : administrer un LMS demande forcément du travail. Si vous gérez plusieurs milliers de collaborateurs, différents pays, plusieurs langues, des populations internes et externes, des obligations réglementaires et des dizaines de parcours, vous aurez nécessairement davantage de règles qu’une entreprise de 300 personnes. Et ce n’est pas un problème en soi.

Le vrai sujet, c’est la complexité inutile : toutes ces opérations que votre organisation doit réaliser non pas parce que ses besoins sont complexes, mais parce que le LMS a du mal à y répondre simplement.

Alors, quels sont les signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille ?

1. La gestion de votre LMS repose sur trop de tâches manuelles

Vous devez régulièrement exporter des fichiers, modifier des données dans Excel, les réimporter et vérifier le résultat.

Une manipulation isolée n’a rien d’inquiétant. Mais lorsqu’elle devient indispensable à chaque campagne d’inscription ou à chaque mise à jour d’utilisateurs, il y a peut-être quelque chose à revoir.

Exemple concret : “Chaque mois, nous récupérons la liste des nouveaux collaborateurs depuis le SIRH, nous la nettoyons dans Excel, puis nous l’importons dans le LMS pour les inscrire aux bons parcours.”

2. Les opérations courantes de votre LMS deviennent chronophages

Créer une population, modifier une règle d’inscription ou produire un reporting nécessite systématiquement l’intervention de plusieurs personnes.

Et parfois, une demande relativement banale finit même par devenir un petit projet à part entière.

La question à se poser : la complexité vient-elle réellement du besoin ou de la manière dont le LMS permet de le gérer ?

Exemple concret : “Pour sortir un reporting un peu différent, il faut demander à Julie qui connaît les bons filtres. Sans elle, on n’y arrive jamais.”

3. L’administration de votre LMS dépend de quelques personnes

Vous connaissez probablement cette situation.

Une opération bloque, et tout le monde se tourne vers la même personne.

Celle qui connaît les subtilités du paramétrage, les exceptions créées il y a trois ans et le fameux fichier qu’il ne faut surtout pas modifier.

Cette expertise est précieuse. Mais lorsque le fonctionnement quotidien de votre LMS repose sur une ou deux personnes, cela peut devenir un véritable point de fragilité.

Exemple concret : “Pour créer une nouvelle population, il faut modifier plusieurs règles existantes et vérifier que cela n’impacte pas les autres groupes.”

4. Votre LMS peine à suivre les évolutions de votre organisation

Une nouvelle filiale, une réorganisation, une évolution des métiers ou une nouvelle obligation de formation…

Ces changements sont normaux dans la vie d’une entreprise.

Mais s’ils nécessitent à chaque fois de revoir une multitude de règles, de corriger des rattachements ou de développer de nouveaux contournements, votre LMS peine peut-être à suivre votre organisation.

Exemple concret : ““Pour connaître le nombre de parcours terminés par entité, nous devons exporter les données du LMS et reconstruire les tableaux dans Excel à chaque demande.”

Ce que la complexité de votre LMS vous coûte vraiment

Un LMS difficile à administrer n’affiche malheureusement jamais une ligne de type “Coût de notre complexité cette année : 38 450 €.” Ce serait tellement pratique. À la place, ce coût se disperse un peu partout.

Combien de temps perdez-vous dans la gestion de votre LMS ?

Une manipulation de 5 minutes ? Pas de quoi réunir le COMEX. Mais 15 minutes répétées chaque jour par plusieurs personnes pendant plusieurs années, c’est autre chose.

C’est pourquoi il peut être intéressant de chronométrer quelques opérations courantes :

  • intégrer ou mettre à jour des utilisateurs
  • créer une population
  • gérer une campagne d’inscription
  • modifier des droits
  • produire les reportings récurrents
  • corriger les erreurs après un import
  • répercuter une évolution organisationnelle

Vous découvrirez peut-être que vous n’avez pas un énorme problème. Vous en avez une cinquantaine petits, et leur accumulation finit par représenter un volume de travail conséquent.

Quand l’administration de votre LMS mobilise trop vos équipes Learning

Chaque heure passée à nettoyer un fichier, vérifier une inscription ou reconstruire un reporting est une heure qui n’est pas consacrée à autre chose.

  • Analyser les besoins
  • Améliorer les parcours
  • Accompagner les métiers.
  • Travailler sur les compétences.
  • Mesurer ce qui change réellement après la formation

Le problème d’une administration trop lourde n’est donc pas seulement le temps qu’elle prend. C’est aussi, et principalement, ce qu’elle empêche vos équipes de faire à la place.

Pourquoi une gestion manuelle du LMS augmente les risques d’erreur ?

  • Mauvaise version d’un fichier
  • Mauvaise population
  • Doublon
  • Information non actualisée
  • Inscription oubliée

Plus un processus comporte d’interventions manuelles, plus les occasions de se tromper se multiplient. Alors, attention : l’objectif n’est évidemment pas de supprimer toute intervention humaine. Mais il existe une différence entre une intervention qui apporte de la valeur (analyser, arbitrer, contrôler une exception) et une intervention nécessaire simplement pour faire circuler une information d’un endroit à un autre.

Quand les limites de votre LMS freinent votre stratégie de formation

C’est probablement le coût le moins visible. Au départ, votre LMS vous fait perdre du temps. Puis, petit à petit, il commence à influencer ce que vous décidez de faire.

“On pourrait créer une population spécifique, mais ça va devenir compliqué à gérer.”

“On aimerait personnaliser davantage ces parcours, mais il faudrait revoir tout le paramétrage.”

“On pourrait automatiser cette campagne, mais pour l’instant on va continuer comme ça.”

Ces phrases doivent vous faire tendre l’oreille. Parce qu’à ce moment-là, votre LMS ne vous coûte plus seulement quelques heures d’administration. Il commence à fixer les limites de votre stratégie Learning. Et c’est un vrai changement de dimension.

Une plateforme doit absorber l’évolution de votre stratégie, pas vous pousser à renoncer à certaines idées parce qu’elles seraient trop compliquées à administrer.

Une plateforme doit absorber l’évolution de votre stratégie, pas vous pousser à renoncer à certaines idées parce qu’elles seraient trop compliquées à administrer. Quand on évalue le coût d’un LMS, on pense naturellement à sa licence, à son implémentation ou à sa maintenance. Mais qu’en est-il du temps consacré à son administration quotidienne ?

C’est là que la notion de coût total de possession (TCO) prend tout son sens, car une plateforme moins chère à l’achat peut finalement coûter davantage si elle mobilise plusieurs heures d’administration supplémentaires chaque semaine.

Pour regarder le coût réel de votre LMS, pensez donc plus largement :

Comment simplifier l’administration de votre LMS en 6 étapes ?

Vous avez compté les exports Excel, repéré les manipulations qui reviennent chaque semaine. Et peut-être même que vous avez découvert que trois opérations assez banales nécessitent systématiquement l’intervention de la personne qui connaît parfaitement la plateforme.

Très bien. Mais ne rédigez pas votre prochain cahier des charges tout de suite.

Avant de remettre votre LMS en question, il faut comprendre d’où vient réellement cette complexité.

1. Évaluez le temps consacré à l’administration de votre LMS

Pendant quelques semaines, notez vos principales opérations administratives.

Pour chacune, regardez :

  • sa fréquence
  • le temps nécessaire
  • le nombre de personnes impliquées
  • les outils utilisés
  • les éventuelles vérifications ou corrections nécessaires

L’opération qui vous agace le plus n’est pas forcément celle qui vous coûte le plus. Une tâche de deux heures réalisée deux fois par an pèse finalement moins qu’une manipulation de dix minutes répétée tous les jours. Vous obtenez ainsi une première cartographie de votre dette administrative.

2. Identifiez les causes de la complexité de votre LMS

Toutes les complications ne viennent pas forcément du LMS.

Pour chaque problème important, posez-vous trois questions.

  • Est-ce une limite de la plateforme ?
  • Est-ce un problème de paramétrage ou d’usage ?
  • Est-ce notre processus qui est devenu trop complexe ?

Une règle créée il y a quatre ans est peut-être toujours appliquée alors qu’elle ne répond plus à aucun besoin réel.

Cette distinction est essentielle, parce qu’on ne résout évidemment pas ces trois problèmes de la même manière.

3. Simplifiez vos processus avant d’automatiser votre LMS

C’est tentant. Une tâche prend du temps ? Automatisons-la. Mais avant de chercher comment la réaliser plus vite, posez-vous une question beaucoup plus simple :

“Avons-nous encore besoin de la réaliser ?”

__ Certaines populations peuvent être regroupées.

__ Certaines validations supprimées.

__ Certaines règles harmonisées.

__ Certains reportings abandonnés parce que personne ne les regarde réellement.

Automatiser un processus inutile permet surtout de faire quelque chose d’inutile beaucoup plus vite. Commencez donc par supprimer, puis simplifiez, et seulement après, automatisez.

4. Exploitez les fonctionnalités de votre LMS pour gagner du temps

Votre plateforme a probablement évolué depuis son déploiement, mais vos processus, eux, peut-être moins.

Une fonctionnalité arrivée dans une nouvelle version, une règle automatique jamais activée, une intégration devenue disponible ou un paramétrage différent peuvent parfois supprimer plusieurs manipulations.

→ Lire l’intégralité de son interview dans e-learning Letter : Le LMS entre dans une ère de simplification intelligente 

 5. Réduisez les tâches manuelles grâce aux intégrations LMS

Si une grande partie de votre charge consiste à déplacer des informations d’un outil à l’autre, votre problème n’est peut-être pas fonctionnel, il peut être juste lié à l’interopérabilité de votre LMS.

Si votre SIRH connaît déjà le poste, l’entité, la localisation et le manager d’un collaborateur, pourquoi ressaisir ces informations dans le LMS ?

Si votre outil de BI a besoin des données de formation, pourquoi reconstruire systématiquement un fichier ?

Commencez par cartographier quelles données doivent circuler, entre quels outils et dans quel sens :

Avec MOS, votre LMS peut s’intégrer à votre écosystème existant : SIRH, CRM, ERP, outils BI, solutions de contenus grâce notamment à ses API et connecteurs.

→ Découvrir les possibilités d’intégration de MOS : Intégrations – MindOnSite

6. Priorisez les optimisations de votre LMS selon leur impact

Vous aurez probablement identifié beaucoup de choses mais ne cherchez pas à tout résoudre.

Commencez par croiser trois critères : Fréquence × Effort × Impact

Une opération rare, pénible mais sans conséquence particulière peut attendre.

Une manipulation quotidienne qui mobilise plusieurs personnes et génère régulièrement des erreurs, on a probablement un meilleur point de départ.

Optimiser, faire évoluer ou changer de LMS : comment décider ?

Vous vous êtes reconnu dans plusieurs situations de cet article ? Pas besoin de conclure tout de suite que votre LMS doit être remplacé. Une partie de la complexité peut parfois être réduite en simplifiant vos processus, en revoyant certains paramétrages ou en connectant mieux vos outils.

Mais si, malgré cela, les mêmes difficultés persistent, la question mérite d’être posée autrement :

“Mon LMS est-il encore adapté à nos besoins actuels et à ceux de demain ?”

La réponse dépend surtout de l’origine des difficultés que vous rencontrez.

Mais attention, il n’existe pas de règle automatique. Un LMS qui nécessite beaucoup d’administration n’est pas forcément un mauvais LMS.

Une organisation internationale avec plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs, plusieurs filiales, langues et règles de gestion aura naturellement des besoins plus complexes qu’une petite structure.

Le plus important est de savoir si l’effort nécessaire pour administrer votre plateforme reste cohérent avec la complexité de vos besoins. Et si cet effort est encore justifié.

Si vous avez besoin de poser tout cela à plat, téléchargez notre checklist. Elle vous permet de passer en revue les 8 points de vigilance à regarder avant de choisir un LMS, et surtout d’identifier les sujets qu’il vous reste à cadrer.

Une question ? On vous répond !

Combien de temps faut-il pour administrer un LMS ?

Il n’y a pas vraiment de “bon” nombre d’heures. Tout dépend du nombre d’utilisateurs, des populations à gérer, du volume de formations, des règles d’inscription ou encore du niveau d’automatisation de la plateforme.

Faut-il forcément une personne dédiée à l’administration du LMS ?

Pas nécessairement. Tout dépend de la taille et de la complexité du dispositif. En revanche, il est risqué que le fonctionnement quotidien de la plateforme repose entièrement sur une seule personne qui en connaît toutes les subtilités.

Utiliser Excel à côté de son LMS, est-ce mauvais signe ?

Pas si Excel vous sert à aller plus loin dans vos analyses. Beaucoup plus si vous en avez besoin chaque semaine pour faire ce que votre LMS devrait déjà vous permettre de faire simplement.

Peut-on simplifier l’administration sans changer de LMS ?

Oui : meilleur paramétrage, processus simplifiés, automatisations, intégrations… Il y a plusieurs pistes à explorer avant de remettre toute la plateforme en question.

Quand faut-il parler de ces difficultés à son éditeur LMS ?

Dès que certaines manipulations deviennent récurrentes ou inutilement chronophages. Pour cela, pensez à arriver avec un cas concret “Nous faisons ça trois fois par semaine, comment peut-on faire autrement ?”

 

logo mos mindonsite lms
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.