Vous l’avez sans doute déjà observé dans votre organisation : malgré un LMS en place, vos collaborateurs continuent d’apprendre ailleurs.
Tutoriels YouTube, podcasts, communautés Slack ou Discord, articles de blog, échanges entre pairs… Les sources d’apprentissage se multiplient, en dehors des outils “officiels”.
Réflexe naturel ou “mauvaise pratique” à corriger ?
Chez MOS, nous sommes convaincus d’une chose : contourner un LMS n’est pas un problème en soi. Le véritable enjeu est ailleurs : l’absence d’un cadre structuré pour apprendre efficacement.
C’est là que le Self-Directed Learning (SDL) combiné à la méthode SPACES, prend tout son sens.
Le Self-Directed Learning : apprendre autrement, mais pas au hasard
Le Self-Directed Learning est une approche dans laquelle l’apprenant prend l’initiative de son apprentissage : il définit ses objectifs, choisit ses ressources, organise son parcours et évalue ses progrès.
En clair : on apprend quand on en a besoin, sur ce qui est utile, avec les formats qui nous conviennent.
Cette tendance n’a rien d’anecdotique. Les études montrent que les salariés souhaitent de plus en plus garder la main sur leurs apprentissages :
- pour répondre à des problématiques opérationnelles immédiates,
- pour apprendre à leur rythme,
- pour consommer des formats courts et ciblés,
- pour accéder à des contenus immédiatement applicables.
C’est l’apprentissage “dans la vraie vie” : agile, pragmatique, informel, et très souvent, désorganisé.
Alors, pourquoi les salariés contournent-ils les LMS ?
Contrecarrer un LMS n’est que rarement un acte de rejet. C’est simplement la conséquence de plusieurs réalités terrain très concrètes :
1. Le besoin de formation “juste à temps”
Quand un problème surgit, on cherche une réponse immédiate. On n’ouvre pas forcément un parcours e-learning complet : on consulte une vidéo YouTube, un article ou on interroge un collègue.
2. Le besoin de personnalisation
Un parcours trop standardisé ne répond pas toujours aux enjeux individuels. Chaque salarié veut apprendre ce qui est pertinent pour son métier, ses priorités et son contexte.
3. Le besoin de formats courts et pratiques
Les formats rapides et applicables séduisent davantage que les formations descendantes classiques. Micro-contenus, démonstrations concrètes, retours d’expérience…
4. Le besoin d’autonomie
Apprendre est un acte personnel. Et pour cela, on souhaite choisir ses ressources, son rythme, sa méthode. Résultat : l’apprentissage sort naturellement des plateformes formelles et se disperse dans un écosystème informel difficile à piloter.
Autonomie des apprenants : opportunité plutôt que menace
Face à ce phénomène, la réaction la plus répandue consiste à vouloir ramener de force tout l’apprentissage dans le LMS.
Mais lutter contre le Self-Directed Learning est une fausse bonne idée, surtout pour les années à venir. Et voici pourquoi :
- l’autonomie est un moteur puissant de motivation,
- l’apprentissage auto-dirigé favorise l’engagement et la mémorisation.
- les salariés savent souvent mieux que quiconque ce dont ils ont réellement besoin.
Le sujet n’est donc pas que vos collaborateurs apprennent ailleurs.
Le véritable enjeu est que cet apprentissage manque souvent de cadre, de structure et de reconnaissance.
Donnez un cadre sans brider l’autonomie : la méthode SPACES
C’est exactement la vocation de la méthode SPACES : apporter un cadre structurant pour canaliser l’autonomie des apprenants, sans jamais l’étouffer.
L’idée est simple :
S comme “Separate yourself from tasks”
Apprendre nécessite de sortir temporairement de l’exécution.
Formaliser des temps dédiés à la formation, par exemple une demi-journée par semaine, transforme l’apprentissage opportuniste en démarche intentionnelle.
On ne subit plus l’apprentissage : on le choisit.
P comme “Practice your skills”
La pratique constitue le cœur de l’apprentissage.
Tests, mises en situation, projets concrets : on progresse en faisant, en se trompant, en ajustant.
Un LMS structuré doit donc proposer plus que de la théorie. Il doit offrir un terrain d’expérimentation réel.
A comme “Ask questions”
Pourquoi j’apprends ça ? À quoi cela va-t-il me servir ?
Sans réponse à ces questions, la formation devient abstraite. Donner du sens est indispensable pour susciter durablement l’engagement.
C comme “Connect with your goals”
Un parcours standardisé atteint vite ses limites.
Chaque collaborateur a besoin d’un dispositif lui permettant de construire un chemin d’apprentissage aligné avec ses objectifs métiers et ses aspirations personnelles.
E comme “Environment”
L’environnement influence fortement la capacité à apprendre.
Changer de posture, de contexte, de formats ou de rythme crée des déclics. L’apprentissage gagne à dépasser la simple “formation devant écran”.
S comme “Show up as your best self”
Il ne s’agit pas de viser la perfection, mais de favoriser l’engagement sincère : curiosité, implication, présence.
Quand un cadre valorisant est posé, l’envie d’apprendre se diffuse naturellement au sein des équipes.
Le vrai rôle du LMS ? Structurer l’autonomie
Dans ce contexte, votre LMS ne doit plus être pensé comme un simple diffuseur de contenus, mais comme un cadre structurant pour l’apprentissage autonome.
Il doit donc permettre de :
- centraliser les ressources issues de l’apprentissage formel et informel,
- construire des parcours modulaires et personnalisables,
- proposer des formats courts et engageants (microlearning, contenus interactifs),
- reconnaître et valoriser les acquis,
- suivre une progression réelle au-delà de la simple complétion de modules.
En clair : votre LMS devient le chef d’orchestre de l’apprentissage, en reliant autonomie individuelle et vision collective.
Transformez le contournement des LMS en avantage
Plutôt que de lutter contre le Self-Directed Learning, il est bien plus efficace pour vous de :
- Le reconnaître : oui, vos collaborateurs apprennent déjà par eux-mêmes.
- Le comprendre : leurs comportements traduisent des besoins légitimes.
- L’encadrer : grâce à des méthodes comme SPACES et à un LMS pensé pour l’orchestration des apprentissages.
C’est dans cette complémentarité que l’apprentissage devient réellement performant :
L’informel nourrit l’agilité et le LMS structure, valorise et amplifie.
Conclusion
Les collaborateurs qui contournent parfois leur LMS ne remettent pas en cause la formation. Ils expriment simplement une réalité : ils veulent apprendre autrement.
Votre rôle n’est donc pas de freiner cette autonomie, mais de lui donner un cadre clair, utile et motivant. Avec les bons outils et une approche structurée comme SPACES, le LMS redevient ce qu’il doit être : un véritable levier d’apprentissage, de performance et d’engagement, au service d’une formation plus libre et plus efficace.
